En 1665, Colbert institue l’« Administration des Haras », pour doter le pays d’étalons d’état que l’on met, moyennant une faible rétribution, à la disposition des éleveurs pour le service de leurs juments. A la révolution, l’Administration est supprimée.  En 1803, sous le Consulat, un projet de restructuration prend corps. En 1806, un décret impérial réorganise l’institution des Haras et avalise le projet d’un Haras à Langonnet.

Hennebont est rapidement préférée à Langonnet, trop difficile d’accès. La loi ratifiant l’échange entre l’abbaye d’Hennebont et celle de Langonnet est signée par Napoléon III le 19 mai 1857. Ce dernier aurait offert le tableau que l’on peut voir dans l’écurie 1, dans lequel il est représenté en grand apparat, lors de son passage à Hennebont avec l’impératrice Eugénie le 15 août 1858.

Des travaux sont ensuite entrepris pour donner au Haras d’Hennebont la capacité et les aises dont il a besoin. Ils débutent en 1858 par la construction de la forge et se poursuivent pendant la seconde moitié du XIXème siècle pour s’achever au début du XXème avec l’entrée en fonction des écuries 2, 3 et 4 en 1880.

En 1920 le Haras est considérablement agrandi par l’acquisition de la partie basse du logis abbatial, de son bâtiment conventuel, de la porterie sur le Blavet et des dépendances, le tout d’une surface de 17 ha.

Avec la poussée de très beaux arbres, le haras a pris progressivement l’allure qu’on lui connaît aujourd’hui et qui en fait un site d’une rare qualité. Magnifiquement implanté, c’est un pôle économique, écologique et sportif qui fait honneur à la Ville d’Hennebont, au territoire et à la Bretagne.

 

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